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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 22:31
L'architecture portugaise est caractérisée par les azulejos, colorés et brillants, qui décorent les façades de nombreux édifices. Le nom tient son origine de "al zuleiq", mot arabe qui signifie petite pierre polie.

La tradition de l'azulejo date de la présence des maures pendant le Moyen Age, mais elle est réapparue de façon fulgurante au XVIème siècle. On peut apprécier de beaux exemples de cet art partout au Portugal, parmi lesquels se trouvent les magnifiques exemplaires islamiques qui composent le pavé et le revêtement des murs du Palais National de Sintra.

Le Musée National de l'Azulejo, qui se trouve dans les cloîtres de la magnifique église de Madre de Deus à Lisbonne, montre une vaste gamme d'azulejos multicolores dont la composition ressemble à de véritables tapisseries. On y trouve un mural bleu et blanc, dont la valeur est inestimable, qui représente une vue panoramique de Lisbonne avant le tremblement de terre de 1755. La reconstruction de la ville exigeant la fourniture rapide d'azulejos, ils sont devenus plus simples, avec des couleurs plus claires sur fond blanc.

Plusieurs constructions du XIXème siècle, y compris des églises, des palais, des bars, des restaurants, des stations de chemin de fer et de métro gardent des exemplaires d'azulejos particulièrement décoratifs. A part les muraux, des petits tableaux à fleurs étaient également utilisés, ou bien des azulejos simples de style hollandais aux charmants motifs d'oiseaux ou de figures humaines.

Malgré les nouvelles techniques industrielles on continue à produire des azulejos faits à la main et il y a même des usines qui continuent à les exécuter de façon artisanale, peints à la main.  On obtient des petites pièces d'art admirables dont on est très fiers et qui font partie du patrimoine national.

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 23:39
Auteur, compositeur, interprète, Amélia Muge est l'un des grands talents de la musique portugaise. Elle a écrit des chansons pour de nombreux artistes. Signe particulier, elle refuse de passer dans presque toutes les émissions de télévision sauf quand celles-ci sont de qualité.

Poète et jongleuse de mots et de sons, à la gestuelle particulière qui évoque son enfance africaine, Amélia Muge nous séduit par ses mélodies et nous emporte dans un voyage unique.

Voyage dans sa musique mais aussi dans ce mélange d'ailleurs, l'Afrique, le nord du Portugal, la musique populaire, le fado... Sur scène, son corps, sa voix, sa musique ne font qu'un et l'on ressort de ses concerts avec l'impression d'avoir survécu à une tempête en mer. Heureux !

Elle est déjà venue à Bordeaux (en réalité à Bruges et à Pessac) à deux reprises. Vivement qu'elle revienne !

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 22:46
Pimba !

C'est le nom que nous donnons à la musique des bals portugais. Ce nom vient du titre de cette chanson d'Emanuel qui suggère dans cette chanson les relations du couple. Si on écoute bien, les propos ne sont pas si déplacés que cela mais les gens n'ont retenu que la suggestion qui leur était faite à savoir l'acte sexuel.

Depuis, beaucoup de chanteurs ont surfé sur cette vague et ont rempli leurs comptes en banque avec cette musique de mauvaise qualité. Certains  se sont même spécialisés dans ces chansons et sont certainement incapables de faire un jour une chanson digne de ce nom.

Ce type de musique est présent dans toutes les fêtes portugaises de l'été mais aussi à l'étranger, dans les communautés portugaises. A Bordeaux, les associations organisent des fêtes tous les week-ends où elles font venir des groupes ou des chanteurs. En plus, il faut payer pour cela.





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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 12:12

Un bon repas au Portugal, c'est l'évocation d'autres pays, d'autres cuisines, celles du Brésil, de l'Angola, du Mozambique, de Goa, de toutes les terres qui ont un jour appartenu au Portugal.

L'empire portugais a disparu depuis longtemps. Il ne reste aujourd'hui au Portugal que les Açores et Madère, mais les portugais ont su retenir les parfums les plus doux et les goûts les plus intéressants.

Les navigateurs du XVème siècle ne se bornèrent pas a rapporter de leurs voyages des richesses et des récits extraordinaires : ils emportèrent aussi des fruits et des plantes exotiques.

En 1420, Henri le Navigateur finança une expédition pour coloniser Madère, découverte deux ans plus tôt, et y fit transporter des plantes susceptibles de bénéficier du sol et du climat de l'île : vignes de Crète et canne à sucre de Sicile, qui sont aujourd'hui la principale richesse de l'île.

La découverte par Vasco da Gama de la route maritime vers l'Orient, en 1498, cinq ans après la tentative infructueuse de Christophe Colomb et son arrivée accidentelle aux Antilles, fut encore plus déterminante pour la cuisine portugaise.

Vasco de Gama cherchait le poivre, et la cannelle, qu'il trouva également à Calicut, est rapidement devenue un élément très précieux pour la cuisine. Ainsi, un seul chargement d'écorce de cannelle rapporta assez d'argent pour permettre de financer une expédition vers les Indes.

De nos jours, la cannelle est peut-être l'épice préférée des portugais, utilisée dans les pâtisseries à la fois pour son goût et pour la décoration. Les espagnols, eux, préfèrent la vanille, toujours pour des raisons historiques : au Méxique, ils apprirent à boire le chocolat parfumé à la vanille et à récolter les gousses de l'orchidée sauvage.

La passion des portugais pour la poudre de curry (autre découverte des voyages de Vasco de Gama) est presque aussi forte que pour la cannelle. A l'origine, seuls les hauts personnages du royaume et les riches commerçants pouvaient s'offrir cette précieuse poudre jaune qui relevait les plats les plus fades et permettait de conserver plus longtemps les aliments.

A noter que c'est aux Açores et à Madère que l'on trouve les plats portugais les plus épicés. Ces îles étaient des escales pour les marins portugais et ils y échangeaient les épices contre des fruits frais, des légumes et de la viande. Sans oublier l'alcool, bien entendu.

A l'âge d'or de l'empire portugais, les navigateurs se transformèrent en commerçants, apportant du Nouveau Monde des produits inconnus et vice-versa. La canne à sucre méditerranéenne a été plantée au Brésil, par exemple, et les ananas du Brésil furent introduits aux Açores. Ils y sont toujours cultivés dans des serres et ces gros fruits sucrés au coeur tendre sont souvent servis avec des noix de cajou et du jambon à l'apéritif dans les restaurants à la mode de Lisbonne.

Un petit piment brésilien très fort, le chili, a pris racine en Angola et il est devenu si populaire qu'il est désormais connu sous son nom africain, piri-piri. Avec l'arrivée massive des "retornados" (portugais des ex-colonies retournés au pays après l'indépendance de celles-ci), la sauce piri-piri (mélange d'huile, de vinaigre et de piments hachés) est devenue un condiment aussi répandu sur les tables portugaises que le sel ou le poivre.

D'autres plantes ont voyagé grâce aux portugais : le café africain, transplanté au Brésil, qui produit aujourd'hui la moitié du café consommé dans le monde ; l'anacardier, qui produit la noix de cajou, est pati du Brésil pour l'Afrique et l'Inde ; le thé d'Orient, dont les plants sont arrivés aux Açores.

Les tomates et les pommes de terre du Nouveau Monde arrivèrent pratiquement en même temps au Portugal et en Espagne, au XVIème siècle.

On ne trouvera certainement pas d'amateurs de pommes de terre plus fervents que les portugais. Celles de Tras-os-Montes sont les meilleures en raison de leur taux exceptionnellement élevé d'amidon. Mais il ne faut surtout pas oublier les tomates, récoltées en Alentejo, plus juteuses, plus rouges et plus parfumées que n'importe où dans le monde. Ce n'est pas pour rien que l'expression "à la portugaise", si fréquente sur nos menus, désigne une sauce tomate.

L'ail et les oignons, autres bases indispensables à tout plat portugais qui se respecte, ont probablement été introduits par les romains. Les portugais leur doivent également le blé, les olives et le raisin. La production de vin au Portugal remonte au IIème siècle après J.-C.

Las maures, qui occupèrent une grande partie du territoire, entre le début du VIIIème et le milieu du XIIIème siècle, apportèrent encore plus de nouveautés, essentiellement dans les provinces du sud, l'Algarve et l'Alentejo, qui étaient sous leur contrôle. On peut d'ailleurs toujours voir les nombreuses influences de l'Afrique du Nord, que ce soit dans l'habitat, la décoration ou la forme des barques de pêche traditionnelles.

Les arabes ont introduit de nouvelles techniques d'irrigation avec la roue à eau (nora), planté le riz et couvert les plaines de champs d'amandiers. Les amandes de l'Algarve servent à confectionner une pâte douce et très sucrée avec laquelle on réalise des petites sculptures représentant des fruits, des oiseaux et des fleurs, avec un luxe de détails étonnant.

Les portugais doivent aussi aux maures l'introduction de la figue et de l'abricot en Algarve, avec la technique de séchage de ces fruits. Ils ont aussi planté des citronniers, des orangers, et appris aux portugais à mélanger les fruits au poisson et à la viande.

Enfin, les arabes sont les inventeurs de la "cataplana", l'ancêtre de la cocotte-minute, qui permettait de cuire à la vapeur toutes sortes d'aliments. Les mollusques, les poissons, les viandes, les légumes, cuits de cette façon, avaient si bon goût que la technique se répandit immédiatement dans le pays.  La plus célèbre est sans doute celle de l'ameijoas na cataplana, un plat qui mélange des morceaux de saucisse, des palourdes et du jambon cuits dans une sauce tomates et à l'ail.

Les exemples de ce type de cuisine ne manquent pas. Personne d'autre qu'un cuisinier portugais n'aurait osé faire un plat avec de la pâte à pain mélangée avec des oeufs, farcie ici et là avec des morceaux de saucisson et de saucisse, du lard et du jambon ("folar" de Tras-os-Montes). Qui encore aurait songé à plonger le pain perdu dans l'eau de cuisson des crevettes, pour réaliser "l'açorda de marisco" ? Où fait-on cuire à la braise un canard avec du riz et du bacon, sinon dans la Serra da Estrela ? Quel pays fait cuire à l'étuvée le mulet rouge avec des oranges amères, ou bien mélange des morceaux de morue salée avec des oeufs et des pommes de terre finement coupées ?

C'est tout une histoire... sur laquelle nous aurons l'occasion de revenir.

(Les deux premières photos correspondent respectivement à la plante de la cannelle et à celle du curry)

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 00:30
Voilà la première recette. Je sais, je sais, vous l'attendiez.

Au ¨Portugal, cette recette a pour nom "Bacalhau assado na brasa", ce qui veut dire morue grillée dans la braise.

Vous pouvez la préparer au barbecue ou sur un grill. Il existe, selon les régions, plusieurs façons de préparer ce plat. Je vais vous donner ici la plus simple. C'est aussi certainement la plus savoureuse.

Comme presque toujours au Portugal, on utilise de la morue séchée. On peut aussi utiliser de la morue surgelée. 

Il vous faut donc autant de pavés de morue (dos de la morue assez épais) que vous mettrez à dessaler la peau vers le haut dans l'eau pendant 36 heures. Il faut changer l'eau plusieurs fois et veiller à ce qu'elle ne dépasse pas 28 degrés. S'il fait très chaud, il est conseillé de mettre le récipient dans un local frais ou au frigidaire.

Le déssalage terminé, essuyez les pavés de morue et faites les griller sur la grille du barbecue. Il est important que les braises soient bien chaudes. Retournez la morue et laissez griller de l'autre côté quelques minutes.

Auparavant, vous aurez découpé un bouquet de persil, de l'ail, de l'oignon et mélangez tout cela avec beaucoup d'huile d'olive. Attention, utiliser uniquement de l'huile d'olive.

Placez votre morue dans des assiettes individuelles et arrosez généreusement avec l'huile d'olive.

Vous pouvez servir votre morue avec une salade ou encore mieux, avec des pommes de terres que vous aurez fait cuire à l'eau avec la peau et qu'ensuite vous ferez griller un peu au barbecue. Placez-les dans l'assiette, écrasez-les avec votre poing et assaisonnez avec du gros sel et de l'huile d'olive.

Si vous n'avez pas tout compris, essayez quand même de le faire, vous vous rendrez coompte que c'est certainement la recettte de morue la plus facile à effectuer. C'est aussi l'une de mes préférées.

Accompagnez-la d'un vinho verde sec.

Bon appétit !
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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 00:14
Il existe des Portos rouges et blancs bien que ceux-ci soient moins connus et donc moins consommés.

Le Porto est un vin "renforcé", c'est à dire qu'à un moment précis, selon que l'on veut faire un vin liquoreux ou un vin sec, on arrête la fermentation par l'adjonction d'eau de vie de la région du Douro, empêchant ainsi la transformation des sucres naturels contenus dans le raisin en alcool.

Cet ajout fait monter le taux d'alcool entre 15 et 24 degrés. Cette technique est utilisée depuis les années 1830. Elle est le résultat des accords commerciaux (sic) entre le Portugal et l'Angleterre qui y a investi des sommes importantes dans la recherche et le développement du Porto, ce qui leur permit d'en prendre le contrôle. Le succès a été énorme en Angleterre et on peut voir encore aujourd'hui le long du Douro des noms britanniques, signes de la présence des anglais dans le vignoble.

L'histoire du Porto commence dans la région délimitée du Haut-Douro (Alto Douro). Cette région fût la première au monde à bénéficier d'une appellation d'origine contrôlée dès 1756 sous contrôle d'une commission chargée de réguler la production et la commercialisation.

Les sols du Alto Douro sont des terrains granitiques accidentés, dont les pentes approchent parfois 60° d'inclinaison. Un nombre considérable d'heures de travail, sans machines, ont été nécessaires pour réaliser le terrassement de ces pentes. Il a fallu briser les rochers de garnit et élever des murs de soutien pour protéger les vignes des glissements de terrain.

Lorsqu'on parcourt la région on peut apercevoir des centaines de murets, dont certains ont plus de trois cents ans. La maintenance est coûteuse et difficile et à l'époque des vendanges le travail est encore plus dur. Les porteurs doivent transporter les grappes dans de grands paniers, sur leur dos, et descendre ou monter des sentiers très pentus.

La technique n'a pas changé depuis des siècles. Les chansons anciennes accompagnées des instruments traditionnels (pour garder le rythme de travail) ainsi que le pressage des raisins à pieds nus, concourent à faire des vendanges un rite étrange et romantique.

Traditionnellement, le Porto passe l'hiver dans les "quintas" avant d'être envoyé au printemps dans les caves de Vila Nova de Gaia, située sur la rive sud du Douro, juste en face de Porto. Le transport se fait aujourd'hui en camion, mais on utilisait autrefois des embarcations qui descendaient le Douro, les "barcos rabelos", aux larges voiles carrées. Quelques unes sont conservées à Vila Nova de Gaia pour la curiosité des visiteurs. cette ville compte plus de quatre-vingts chais, dont la plupart peuvent être visitées avec un guide.

Les plus célèbres et les plus chers de tous les portos sont ceux qui sont millésimés (les Vintage). Ils ne représentent que 2% de la production annuelle globale et sont les vrais joyaux des vins portugais.  Les Vintage sont issus d'une seule cueillette exceptionnelle et de raisins classés dans la plus haute catégorie (il y en a 6) et font l'objet d'une approbation par l'Institut du Vin de Porto. Les grands crus sont mis en bouteilles après avoir passé deux ans dans des fûts. C'est ce qui différencie ces portos des autres, le vieillissement se fait en bouteilles et non dans les fûts.

Les bouteilles de porto se conservent debout, parfois un peu inclinées et doivent être décantées lors de l'ouverture en raison du dépôt qui se crée avec le vieillissement. Les portos millésimés peuvent être consommés au bout de dix ans mais la limite de quinze ou vingt ans est beaucoup plus raisonnable. On trouve parfois des Vintage de plus d'un siècle de très grande qualité.

Les "Late Bottled Vintages" ont la même origine que les Vintage mais l'assemblage des cépages est différent et le vieillissement en fût est plus long, de quatre à six ans.Les LBV sont moins puissants que les Vintages et sont vieillissement en bouteilles plus court et ne dépassant pas les dix ans. Il est même préférable de déguster un LBV dès sa mise en bouteilles.

Et puis, il a les Ruby. On devrait plutôt les appeler "Rebus" car ils sont ils sont le résultat d'assemblages de différentes années avec le vin qui reste lorsque le meilleur a été mis en bouteilles. Ils vieillissent en foudre de trois à cinq ans en moyenne. Préférez-leur les "Vintage Character", les "Ruby Reserve" ou les "Finest Reserve" qui sont des assemblages sélectionnés, présentent un plus grand intérêt et la garantie de qualité.

Tous ces vins sont des Portos "Capiteux", vins d'un rouge profond qui vieillissent de deux à six ans dans des foudres de 20 000 à 100 000 litres. Sans contact avec l'oxygène, les portos sont sensibles à l'oxydation et il convient de les boire rapidement après l'ouverture.

Ensuite, il y a les Portos "Digestifs". Ce sont les Tawny.

Ils sont "Ruby", "Colheita" ou "Tawny Reserve" et sont le résultat d'assemblages de plusieurs années. L'objectif de l'oenologue qui prépare une nouvelle cuvée consiste à reconstituer les saveurs de celle qui est épuisée. L'âge de la cuvée est alors l'âge moyen des vins qui la composent.

Les "Colheita" sont des vins datés (ex. : Colheita 2003). Ce sont des tawny véritables et ce sont eux qui servent à l'assemblage des tawnys âgés. Il en existe des excellents mais peu de maisons les mettent sur les marchés. Ils accompagnent à merveille un fromage, un gâteau ou un bon cigare.

Pour terminer, dans les blancs, surtout mis en vente à l'époque pour concurrencer les Xerès, il existe des blancs doux, des secs et des très secs.

Pour terminer, juste une petite proposition, faites un repas complet au porto. Les blancs pour les entrées, un Tawny 10 ans pour un pâté ou un foie gras, un LBV pour les plats de viande et plats à base de sauces épicées, les Tawny 10 ou 20 ans pour les desserts un Tawny de plus de 20 ans d'âge.

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, mais il faut bien mourir de quelque chose. Alors, autant que ce soit de plaisir...





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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 21:52

Quelques informations pour ceux qui ne connaissent pas grand chose du Portugal.

Le plus long pont d'Europe, le plus grand lac artificiel d'Europe, prix Nobel de littérature et de médecine, première liaison aérienne entre l'Europe et l'Amérique Latine, l'un des plus importants producteurs de liège au monde, plus grand producteur de cuivre de l'Europe occidentale, première traversée maritime pour l'Inde, le Portugal a de nombreuses raisons d'être fier de son passé mais aussi de son présent. 

 
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Published by Ti Zé - dans Vidéos
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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 03:41
Franchement, c'est grossier mais tellement drôle !

Si vous ne comprenez pas tout, demandez à un portugais, il vous expliquera.

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Published by Ti Zé - dans Humour
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 01:18

Dans ces moments de doute et de tourmente pour les catholiques après les déclarations du pape, il est bon de se remettre à lire l'évangile.

Non pas le nouveau testament, mais le livre du prix Nobel de littérature José Saramago, l'une des plumes majeures de la littérature européenne de ces trente dernières années.

Dans ce roman, certainement le plus polémique de l'auteur en raison de la croyance aveugle des portugais, Saramago pose la question de la liberté et de la révolte.

La vie du Christ racontée par lui-même, lui qui ne voulait pas être le fils de ce Dieu sanguinaire et égoïste qui, pour sauver son propre fils, n'a pas hésité à ordonner le secret à Joseph sur le massacre des innocents par le roi Hérode.

 

Hérode a fait égorger tous les nouveaux-nés mâles mais Joseph, averti par un ange, a eu le temps de se sauver en Egypte avec Marie et l'enfant Jésus.

Le roman de José Saramago est le reflet d'une évidence. Le Christ n'a pas choisi son destin. Il lui a été imposé par son père, pour mener à bien le projet qu'il avait élaboré, étendre sa domination sur une grande partie de l'humanité.

Le Christ côtoie Marie Madeleine avec qui il a une relation amoureuse mais aussi le diable auprès de qui il fait son apprentissage.

Mais dans ce roman, la rôle des uns et des autres n'est pas toujours celui que nous imaginons.

Et Saramago pose la question sur notre marge de liberté et de décision, en faisant de Jésus le fils de Dieu qu'il ne voulait pas être, devenu la victime du pouvoir absolu de Dieu contre lequel aucune rébellion n'est possible.

S'il avait vécu il y a deux ou trois siècles, José Saramago aurait certainement eu l'honneur des flammes des bûchers de l'inquisition. Au XXème siècle, il a été excommunié par le pape mais a eu droit aussi non seulement à une levée de boucliers de l'opinion bien pensante portugaise comme au boycott pour les prix littéraires et cela même de la part de membres du gouvernement portugais.

Meurtri par cet épisode, il est parti vivre en Espagne avec sa compagne où il réside toujours. 

L'année dernière, à 85 ans, il a lancé un blog "O caderno de José Saramago", fait assez rare pour un écrivain. Le site est en portugais mais il existe aussi une version en espagnol.

Nous reviendrons longuement sur cet écrivain hors du commun dans un prochain billet. 

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Published by Ti Zé - dans Littérature
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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 19:51

Le championnat d'Europe de Jet Ski a lieu depuis plusieurs années à Mirandela au mois de juillet.

Comme si vous y étiez...

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Published by Ti Zé - dans Sport
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