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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 03:25

Le "Vin des Morts" est un vin produit dans la région de Boticas, dans le nord-est du Portugal.

 

L'histoire remonte à l'année 1808, lorsque lors des invasions napoléoniennes, Junot entre au Portugal à la tête des troupes françaises.

 

Par crainte des pillages par l'armée française, les habitants enterraient le blé et le vin.

 

vinho dos mortosAprès le départ des troupes, les paysans déterraient leurs biens. Après une si longue période, leurs craintes étaient que le vin se soit détérioré.

 

Bien au contraire, le vin s'était bonifié. Dans cette région froide, pas vraiment terroir viticole, le vin enterré présentait des caractéristiques nouvelles. Tirant 10 ou 11°, ce rouge léger, fruité, était devenu légèrement pétillant ce qui a contribué à son succès. Ce gaz naturel provenait de la fermentation qui s'effectuait à l'abri de la lumière, lorsque le vin était enterré.

 

Cette amélioration des caractéristiques du vin a incité les viticulteurs à continuer cette pratique même après le départ des français. Le vin a pris naturellement le nom de "Vin des Morts". Aujourd'hui encore, quelques viticulteurs perpétuent cette tradition et utilisent cette méthode.

 

Ils sont peu nombreux et par conséquent le nombre de bouteilles produites aussi. Chaque bouteille ouverte est un moment de plaisir. Le vin "nouveau" n'est apprécié qu'à partir du mois de juin, après une période de plusieurs mois enterré sous le gravier, à l'abri de la lumière et à température constante.

 

Le millésime 2009 commence juste maintenant à être vendu. Si vous en avez l'occasion, n'hésitez pas à l'inviter à votre table.

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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 21:00
C'est l'été et avec lui vient l'envie de passer peu de temps devant les fourneaux. L'été est la saison où il faut profiter de la vie, du soleil, du moment présent tellement cela passe vite.

C'est aussi la saison des barbecues. C'est pourquoi je vous propose aujourd'hui de faire des brochettes comme cela se fait dans cette merveilleuse île qu'est Madère.

Pour cela, il vous faut du boeuf (ou du veau), du gros sel, du laurier et de l'ail. Pour les brochettes, si vous en avez la possibilité, utilisez des pics en bois de laurier, cela donne beaucoup plus de goût.

Mélangez le sel, les feuilles de laurier coupées fines et l'ail que vous aurez écrasé auparavant.

Coupez la viande en cubes assez gros et embrochez-la dans les pics en bois de laurier (petit conseil personnel, faites tremper auparavant les pics 1/2 heure dans l'eau pour éviter qu'ils ne brûlent).

Frottez la viande avec le mélange sel-ail-laurier (attention à ne pas trop saler pour éviter que la viande sèche trop).

Mettez les brochettes sur le barbecue et faites retournez-les régulièrement. Si vos braises sont assez fortes, la viande va saisir rapidement et garder son moelleux.

En général, à Madère, les brochettes sont servies avec une salade de laitue, du pain et du vin rouge. On les accompagne aussi parfois d'épis de maïs grillés.

C'est facile, pas cher et tellement savoureux !

Au fait, si vous voulez vous régaler dans la région bordelaise il faut aller manger les "espetadas" à la fête des portugais de Salaunes. Très bien et quelle ambiance !

Bon appétit !


Maison typique de Santana - Ile de Madère
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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 09:18

La traduction n'est pas vraiment exacte mais elle est la plus proche. En fait, je devrais dire "Poulpe façon ouvrier de chai".

Cette recette est originaire de la région touristique de Algarve, dans le sud du Portugal.

Le poulpe est consommé dans tout le pays car, autrefois, il était séché et pouvait se conserver facilement. Aujourd'hui, il est commercialisé frais mais surtout surgelé.

Dans les régions côtières, il n'est pas rare de voir encore du poulpe en train de sécher à l'extérieur des maisons de pêcheurs.

 

Ingrédients : 

 

- 1 poulpe de 1,5 Kg ou 2 Kg
- 200 g de bacon en cubes
- 1 oignon
- 2 feuilles de laurier
- 6 gousses d'ail
- 1/2 poivron vert
- 1/2 poivron rouge
- 1/2 poivron jaune
- 1 Kg de pommes de terre
- 1 bouquet de persil
- 1 cuillère à café de vinaigre
- poivre noir en grain
- 1 clou de girofle
- huile d'olive
- sel

Après l'avoir bien lavé, faites cuire le poulpe dans une cocotte minute avec l'oignon entier, une feuille de laurier et le poivre pendant 30 minutes. En fin de cuisson, ajoutez le sel. Retirez le poulpe de la cocotte et mettez-le dans un plat en terre cuite pouvant aller au four.

Épluchez l'ail, coupez les poivrons en lamelles larges, ajoutez les pommes de terre sans les éplucher, le bacon et le reste des ingrédients dans le plat.

Ajoutez par dessus le persil après l'avoir haché, arrosez d'huile d'olive et mettez au four à 200° C pendant 40 minutes. Après la cuisson, arrosez avec le vinaigre.

Comme toujours avec le poulpe, servir dès la sortie du four.

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 07:32
Gâteau de Pâques par excellence, le "pão de ló" est aussi l'un des gâteaux les plus consommés au Portugal tout au long de l'année.

Très bon marché car il n'est préparé qu'avec de la farine, des oeufs et du sucre, il est de préparation facile. Son origine, comme souvent, proviendrait de la recette des religieuses d'un couvent. Celui du monastère d'Alcobaça exactement. Lors de la fermeture du couvent, les nonnes auraient donné cette recette à une famille d'Alfeizerão qui continue à le fabriquer de façon artisanale depuis plusieurs générations.

Bien plus qu'un gâteau, le pão de ló restera un souvenir de douceur de l'enfance pour chacun d'entre nous.

Mais cette spécialité portugaise a voyagé depuis des siècles et on peut la consommer au bout du monde. Introduite par les jésuites au Japon au XVIème siècle, il y est connu sous le nom de "Kasutera".

Si l'envie vous prennait de préparer un pão de ló ce week-end, voici la recette :

Ingrédients :

- 8 oeufs
- 250 g de sucre (si vous n'aimez pas trop le sucre vous pouvez mettre seulement 200g)
- 150 g de farine
- Beurre
- 1 cuillère à café de levure

Préchauffez le four à 180°.
Séparez les jaunes et les blancs des oeufs.
Mélangez avec une spatule les jaunes avec le sucre jusqu'à faire une pâte un peu ferme.
Battez les blancs en en neige.
Ajouter un peu de blanc au mélange jaunes/sucre ensuite doucement la farine et la levure.
Bien mélanger et terminer en ajoutant délicatement le reste des blancs en neige, peu à peu afin d'obtenir une pâte homogène.
Versez le tout dans un moule d'environ 25 cm de diamètre (attention, il doit avoir un trou au milieu pour faciliter la cuisson) qui vous avez préalablement beurré et fariné.
Mettre au four environ 30 à 40 minutes.
Pour vérifier la cuisson, piquer avec un couteau. Si la lame ressort sèche, votre pão de ló est cuit.

Bon appétit et JOYEUSES PÂQUES !
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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 18:44
Après la période de carême où l'église catholique interdisait toute diffusion de musique, les bals et parfois même chanter (surtout les vendredis), pâques est pour les portugais un moment de fête.

D'abord en raison des croyances religieuses, ensuite parce que c'est aussi l'occasion de réunir et revoir la famille.

Dans la région de Tras-os-Montes, le folar fait partie de la tradition de pâques. Je ne connais pas l'origine de cette spécialité mais aucune famille de la région ne se priverait du folar en cette période.

Le folar est une sorte de pain mais pas tout à fait. Fabriqué à base de farine et d'oeufs, il est garni de jambon cru, de saucisson (salpicão) et de saucisse fumée (linguiça), de la poitrine de porc salée. Prafois, on peut y ajouter du poulet mais très rarement. Et puis, comme toujours dans la région, l'huile d'olive. Il faut environ 51 douzaines d'oeufs pour 100 kg de farine.

Le véritable folar est cuit dans des récipients en terre cuite, dans des fours à bois ce qui lui donne un goût particulier. La forme est ronde ou rectangulaire, selon le contenant.

Le folar accompagne le café le matin, parfois le thé et est le coupe faim de la journée. Chaque famille en prépare plusieurs et il est présent sur la table pendant plus d'une semaine.

Le plus connu est celui de la région de Valpaços étant donné que la plus grande foire du folar a lieu dans cette petite ville au point qu'il en est devenu l'ex-libris.

En 2008, cette foire a permis de vendre en un week-end 60 tonnes de folar aux 70 000 visiteurs.

A Bordeaux, il est impossible de trouver cette spécialité de pâques dans les magasins portugais.
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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 16:33
Voici une recette de morue que vous ne trouverez dans aucun restaurant portugais de Bordeaux.

Ingrédients : 

- 4 pavés de morue dessalée (Norvège ou Islande)
- 1 Kg de châtaignes (surgelées)
- 500 g de petites pommes de terre
- 200 ml d'huile d'olive
- Sel et poivre
- 1 bouquet de persil
- 1 petite cuillère de fenouil
- Olives noires

Mettez la morue à dessaler 36 heures en changeant l'eau régulièrement. Essuyez-là et mettez-la à tremper dans du lait au moins 4 heures. 

Décongelez les châtaignes, faites les bouillir dans l'eau salée où vous avez ajouté le fenouil.

Dans une autre casserole, faites cuire les pommes de terre.

Mettez la morue bien essorée dans un plat allant au four (mettez de côté le lait où elle a trempé), ajoutez l'ail coupé en rondelles, l'huile d'olive et un peu de poivre.

Ajoutez aussi les pommes de terre et les châtaignes cuites.

Au fur et à mesure de la cuisson, arrosez avec le lait que vous avez réservé et où a trempé la morue.
Servir quand la morue s'ouvre (comme un millefeuilles) et que les pommes de terre et les châtaignes sont dorées.

Décorez avec les olives noires et le persil.

Bon appétit !


 
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 12:12

Un bon repas au Portugal, c'est l'évocation d'autres pays, d'autres cuisines, celles du Brésil, de l'Angola, du Mozambique, de Goa, de toutes les terres qui ont un jour appartenu au Portugal.

L'empire portugais a disparu depuis longtemps. Il ne reste aujourd'hui au Portugal que les Açores et Madère, mais les portugais ont su retenir les parfums les plus doux et les goûts les plus intéressants.

Les navigateurs du XVème siècle ne se bornèrent pas a rapporter de leurs voyages des richesses et des récits extraordinaires : ils emportèrent aussi des fruits et des plantes exotiques.

En 1420, Henri le Navigateur finança une expédition pour coloniser Madère, découverte deux ans plus tôt, et y fit transporter des plantes susceptibles de bénéficier du sol et du climat de l'île : vignes de Crète et canne à sucre de Sicile, qui sont aujourd'hui la principale richesse de l'île.

La découverte par Vasco da Gama de la route maritime vers l'Orient, en 1498, cinq ans après la tentative infructueuse de Christophe Colomb et son arrivée accidentelle aux Antilles, fut encore plus déterminante pour la cuisine portugaise.

Vasco de Gama cherchait le poivre, et la cannelle, qu'il trouva également à Calicut, est rapidement devenue un élément très précieux pour la cuisine. Ainsi, un seul chargement d'écorce de cannelle rapporta assez d'argent pour permettre de financer une expédition vers les Indes.

De nos jours, la cannelle est peut-être l'épice préférée des portugais, utilisée dans les pâtisseries à la fois pour son goût et pour la décoration. Les espagnols, eux, préfèrent la vanille, toujours pour des raisons historiques : au Méxique, ils apprirent à boire le chocolat parfumé à la vanille et à récolter les gousses de l'orchidée sauvage.

La passion des portugais pour la poudre de curry (autre découverte des voyages de Vasco de Gama) est presque aussi forte que pour la cannelle. A l'origine, seuls les hauts personnages du royaume et les riches commerçants pouvaient s'offrir cette précieuse poudre jaune qui relevait les plats les plus fades et permettait de conserver plus longtemps les aliments.

A noter que c'est aux Açores et à Madère que l'on trouve les plats portugais les plus épicés. Ces îles étaient des escales pour les marins portugais et ils y échangeaient les épices contre des fruits frais, des légumes et de la viande. Sans oublier l'alcool, bien entendu.

A l'âge d'or de l'empire portugais, les navigateurs se transformèrent en commerçants, apportant du Nouveau Monde des produits inconnus et vice-versa. La canne à sucre méditerranéenne a été plantée au Brésil, par exemple, et les ananas du Brésil furent introduits aux Açores. Ils y sont toujours cultivés dans des serres et ces gros fruits sucrés au coeur tendre sont souvent servis avec des noix de cajou et du jambon à l'apéritif dans les restaurants à la mode de Lisbonne.

Un petit piment brésilien très fort, le chili, a pris racine en Angola et il est devenu si populaire qu'il est désormais connu sous son nom africain, piri-piri. Avec l'arrivée massive des "retornados" (portugais des ex-colonies retournés au pays après l'indépendance de celles-ci), la sauce piri-piri (mélange d'huile, de vinaigre et de piments hachés) est devenue un condiment aussi répandu sur les tables portugaises que le sel ou le poivre.

D'autres plantes ont voyagé grâce aux portugais : le café africain, transplanté au Brésil, qui produit aujourd'hui la moitié du café consommé dans le monde ; l'anacardier, qui produit la noix de cajou, est pati du Brésil pour l'Afrique et l'Inde ; le thé d'Orient, dont les plants sont arrivés aux Açores.

Les tomates et les pommes de terre du Nouveau Monde arrivèrent pratiquement en même temps au Portugal et en Espagne, au XVIème siècle.

On ne trouvera certainement pas d'amateurs de pommes de terre plus fervents que les portugais. Celles de Tras-os-Montes sont les meilleures en raison de leur taux exceptionnellement élevé d'amidon. Mais il ne faut surtout pas oublier les tomates, récoltées en Alentejo, plus juteuses, plus rouges et plus parfumées que n'importe où dans le monde. Ce n'est pas pour rien que l'expression "à la portugaise", si fréquente sur nos menus, désigne une sauce tomate.

L'ail et les oignons, autres bases indispensables à tout plat portugais qui se respecte, ont probablement été introduits par les romains. Les portugais leur doivent également le blé, les olives et le raisin. La production de vin au Portugal remonte au IIème siècle après J.-C.

Las maures, qui occupèrent une grande partie du territoire, entre le début du VIIIème et le milieu du XIIIème siècle, apportèrent encore plus de nouveautés, essentiellement dans les provinces du sud, l'Algarve et l'Alentejo, qui étaient sous leur contrôle. On peut d'ailleurs toujours voir les nombreuses influences de l'Afrique du Nord, que ce soit dans l'habitat, la décoration ou la forme des barques de pêche traditionnelles.

Les arabes ont introduit de nouvelles techniques d'irrigation avec la roue à eau (nora), planté le riz et couvert les plaines de champs d'amandiers. Les amandes de l'Algarve servent à confectionner une pâte douce et très sucrée avec laquelle on réalise des petites sculptures représentant des fruits, des oiseaux et des fleurs, avec un luxe de détails étonnant.

Les portugais doivent aussi aux maures l'introduction de la figue et de l'abricot en Algarve, avec la technique de séchage de ces fruits. Ils ont aussi planté des citronniers, des orangers, et appris aux portugais à mélanger les fruits au poisson et à la viande.

Enfin, les arabes sont les inventeurs de la "cataplana", l'ancêtre de la cocotte-minute, qui permettait de cuire à la vapeur toutes sortes d'aliments. Les mollusques, les poissons, les viandes, les légumes, cuits de cette façon, avaient si bon goût que la technique se répandit immédiatement dans le pays.  La plus célèbre est sans doute celle de l'ameijoas na cataplana, un plat qui mélange des morceaux de saucisse, des palourdes et du jambon cuits dans une sauce tomates et à l'ail.

Les exemples de ce type de cuisine ne manquent pas. Personne d'autre qu'un cuisinier portugais n'aurait osé faire un plat avec de la pâte à pain mélangée avec des oeufs, farcie ici et là avec des morceaux de saucisson et de saucisse, du lard et du jambon ("folar" de Tras-os-Montes). Qui encore aurait songé à plonger le pain perdu dans l'eau de cuisson des crevettes, pour réaliser "l'açorda de marisco" ? Où fait-on cuire à la braise un canard avec du riz et du bacon, sinon dans la Serra da Estrela ? Quel pays fait cuire à l'étuvée le mulet rouge avec des oranges amères, ou bien mélange des morceaux de morue salée avec des oeufs et des pommes de terre finement coupées ?

C'est tout une histoire... sur laquelle nous aurons l'occasion de revenir.

(Les deux premières photos correspondent respectivement à la plante de la cannelle et à celle du curry)

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 00:30
Voilà la première recette. Je sais, je sais, vous l'attendiez.

Au ¨Portugal, cette recette a pour nom "Bacalhau assado na brasa", ce qui veut dire morue grillée dans la braise.

Vous pouvez la préparer au barbecue ou sur un grill. Il existe, selon les régions, plusieurs façons de préparer ce plat. Je vais vous donner ici la plus simple. C'est aussi certainement la plus savoureuse.

Comme presque toujours au Portugal, on utilise de la morue séchée. On peut aussi utiliser de la morue surgelée. 

Il vous faut donc autant de pavés de morue (dos de la morue assez épais) que vous mettrez à dessaler la peau vers le haut dans l'eau pendant 36 heures. Il faut changer l'eau plusieurs fois et veiller à ce qu'elle ne dépasse pas 28 degrés. S'il fait très chaud, il est conseillé de mettre le récipient dans un local frais ou au frigidaire.

Le déssalage terminé, essuyez les pavés de morue et faites les griller sur la grille du barbecue. Il est important que les braises soient bien chaudes. Retournez la morue et laissez griller de l'autre côté quelques minutes.

Auparavant, vous aurez découpé un bouquet de persil, de l'ail, de l'oignon et mélangez tout cela avec beaucoup d'huile d'olive. Attention, utiliser uniquement de l'huile d'olive.

Placez votre morue dans des assiettes individuelles et arrosez généreusement avec l'huile d'olive.

Vous pouvez servir votre morue avec une salade ou encore mieux, avec des pommes de terres que vous aurez fait cuire à l'eau avec la peau et qu'ensuite vous ferez griller un peu au barbecue. Placez-les dans l'assiette, écrasez-les avec votre poing et assaisonnez avec du gros sel et de l'huile d'olive.

Si vous n'avez pas tout compris, essayez quand même de le faire, vous vous rendrez coompte que c'est certainement la recettte de morue la plus facile à effectuer. C'est aussi l'une de mes préférées.

Accompagnez-la d'un vinho verde sec.

Bon appétit !
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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 00:14
Il existe des Portos rouges et blancs bien que ceux-ci soient moins connus et donc moins consommés.

Le Porto est un vin "renforcé", c'est à dire qu'à un moment précis, selon que l'on veut faire un vin liquoreux ou un vin sec, on arrête la fermentation par l'adjonction d'eau de vie de la région du Douro, empêchant ainsi la transformation des sucres naturels contenus dans le raisin en alcool.

Cet ajout fait monter le taux d'alcool entre 15 et 24 degrés. Cette technique est utilisée depuis les années 1830. Elle est le résultat des accords commerciaux (sic) entre le Portugal et l'Angleterre qui y a investi des sommes importantes dans la recherche et le développement du Porto, ce qui leur permit d'en prendre le contrôle. Le succès a été énorme en Angleterre et on peut voir encore aujourd'hui le long du Douro des noms britanniques, signes de la présence des anglais dans le vignoble.

L'histoire du Porto commence dans la région délimitée du Haut-Douro (Alto Douro). Cette région fût la première au monde à bénéficier d'une appellation d'origine contrôlée dès 1756 sous contrôle d'une commission chargée de réguler la production et la commercialisation.

Les sols du Alto Douro sont des terrains granitiques accidentés, dont les pentes approchent parfois 60° d'inclinaison. Un nombre considérable d'heures de travail, sans machines, ont été nécessaires pour réaliser le terrassement de ces pentes. Il a fallu briser les rochers de garnit et élever des murs de soutien pour protéger les vignes des glissements de terrain.

Lorsqu'on parcourt la région on peut apercevoir des centaines de murets, dont certains ont plus de trois cents ans. La maintenance est coûteuse et difficile et à l'époque des vendanges le travail est encore plus dur. Les porteurs doivent transporter les grappes dans de grands paniers, sur leur dos, et descendre ou monter des sentiers très pentus.

La technique n'a pas changé depuis des siècles. Les chansons anciennes accompagnées des instruments traditionnels (pour garder le rythme de travail) ainsi que le pressage des raisins à pieds nus, concourent à faire des vendanges un rite étrange et romantique.

Traditionnellement, le Porto passe l'hiver dans les "quintas" avant d'être envoyé au printemps dans les caves de Vila Nova de Gaia, située sur la rive sud du Douro, juste en face de Porto. Le transport se fait aujourd'hui en camion, mais on utilisait autrefois des embarcations qui descendaient le Douro, les "barcos rabelos", aux larges voiles carrées. Quelques unes sont conservées à Vila Nova de Gaia pour la curiosité des visiteurs. cette ville compte plus de quatre-vingts chais, dont la plupart peuvent être visitées avec un guide.

Les plus célèbres et les plus chers de tous les portos sont ceux qui sont millésimés (les Vintage). Ils ne représentent que 2% de la production annuelle globale et sont les vrais joyaux des vins portugais.  Les Vintage sont issus d'une seule cueillette exceptionnelle et de raisins classés dans la plus haute catégorie (il y en a 6) et font l'objet d'une approbation par l'Institut du Vin de Porto. Les grands crus sont mis en bouteilles après avoir passé deux ans dans des fûts. C'est ce qui différencie ces portos des autres, le vieillissement se fait en bouteilles et non dans les fûts.

Les bouteilles de porto se conservent debout, parfois un peu inclinées et doivent être décantées lors de l'ouverture en raison du dépôt qui se crée avec le vieillissement. Les portos millésimés peuvent être consommés au bout de dix ans mais la limite de quinze ou vingt ans est beaucoup plus raisonnable. On trouve parfois des Vintage de plus d'un siècle de très grande qualité.

Les "Late Bottled Vintages" ont la même origine que les Vintage mais l'assemblage des cépages est différent et le vieillissement en fût est plus long, de quatre à six ans.Les LBV sont moins puissants que les Vintages et sont vieillissement en bouteilles plus court et ne dépassant pas les dix ans. Il est même préférable de déguster un LBV dès sa mise en bouteilles.

Et puis, il a les Ruby. On devrait plutôt les appeler "Rebus" car ils sont ils sont le résultat d'assemblages de différentes années avec le vin qui reste lorsque le meilleur a été mis en bouteilles. Ils vieillissent en foudre de trois à cinq ans en moyenne. Préférez-leur les "Vintage Character", les "Ruby Reserve" ou les "Finest Reserve" qui sont des assemblages sélectionnés, présentent un plus grand intérêt et la garantie de qualité.

Tous ces vins sont des Portos "Capiteux", vins d'un rouge profond qui vieillissent de deux à six ans dans des foudres de 20 000 à 100 000 litres. Sans contact avec l'oxygène, les portos sont sensibles à l'oxydation et il convient de les boire rapidement après l'ouverture.

Ensuite, il y a les Portos "Digestifs". Ce sont les Tawny.

Ils sont "Ruby", "Colheita" ou "Tawny Reserve" et sont le résultat d'assemblages de plusieurs années. L'objectif de l'oenologue qui prépare une nouvelle cuvée consiste à reconstituer les saveurs de celle qui est épuisée. L'âge de la cuvée est alors l'âge moyen des vins qui la composent.

Les "Colheita" sont des vins datés (ex. : Colheita 2003). Ce sont des tawny véritables et ce sont eux qui servent à l'assemblage des tawnys âgés. Il en existe des excellents mais peu de maisons les mettent sur les marchés. Ils accompagnent à merveille un fromage, un gâteau ou un bon cigare.

Pour terminer, dans les blancs, surtout mis en vente à l'époque pour concurrencer les Xerès, il existe des blancs doux, des secs et des très secs.

Pour terminer, juste une petite proposition, faites un repas complet au porto. Les blancs pour les entrées, un Tawny 10 ans pour un pâté ou un foie gras, un LBV pour les plats de viande et plats à base de sauces épicées, les Tawny 10 ou 20 ans pour les desserts un Tawny de plus de 20 ans d'âge.

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, mais il faut bien mourir de quelque chose. Alors, autant que ce soit de plaisir...





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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 23:46
Je sais, vous attendiez une recette de morue. Soyez patients.

Comment vous parler de gastronomie portugaise sans commencer par ce qui est certainement la pâtisserie la plus consommée au Portugal. Du nord au sud du pays, on l'appelle pastel de nata (pastéis de nata au pluriel).

Ce n'est pas un hasard si, en 2006, le pastel de nata a été choisi pour représenter le Portugal lors du Café Europe mis en place par la présidence de l'Union Européenne lors de la Journée de l'Europe.

Seuls ceux d'une pâtisserie de Lisbonne (Fabrica dos Pastéis de Belém) ont droit à l'appellation pastéis de Belém.

Tout d'abord, parce que cette pâtisserie est située dans le quartier de Belém. Ensuite, parce que le pastel de Belém est une marque déposée.

C'est au XVIIIème siècle que les religieuses auraient inventé les pastéis de nata. Conscients de l'importance de la découverte, les moines ont commencé à les vendre dans ce qui est aujourd'hui le lieux de passage obligé non seulement des touristes étrangers mais aussi des portugais visitant lisbonne ou des lisboètes eux-mêmes, une petite boutique proche du monastère.  

De nos jours, pour pouvoir goûter à cette saveur inoubliable, dont seule la Fabrica dos Pastéis de Belém a le secret et qui peut bénéficier de cette appelation, il faut parfois faire la queue et attendre plus d'une heure (parfois même deux ou trois heures).

Cette boutique est la seule depuis 1837 à vendre les pastéis de Belém, recette originale des pastéis de nata que l'on peut trouver dans tout le pays, toujours copiée mais jamais égalée au niveau de la qualité.

La recette originale est bien gardée et les pâtissiers à la connaître ne sont que deux ou trois et sont tenus par contrat à ne pas la dévoiler.

En France, il est très rare de trouver de bons pastéis de nata. A Bordeaux, un boulanger-pâtissier de l'avenue Thiers vend des pastéis de nata de qualité correcte mais on peut en trouver aussi surgelés dans les épiceries portugaises. Une chaîne de fast-food (KFC) les a mises aussi dans sa carte (je ne sais pas si c'est toujours le cas). Cependant, une boulangerie installée aux Capucins (Fournil des Capucins) vend sous l'appellation pastel de nata une pâtisserie qui n'a du pastel de nata que la forme. Ne vous laissez pas prendre pour des imbéciles.

Le pastel de nata est une pâtisserie qui demande à être cuite rapidement dans un four à plus de 300° C pour cuire la pâte extérieure sans brûler la crème.

Il (je dis il, parce qu'au Portugal ce gâteau est masculin) se déguste tiède ou froid, saupoudré de sucre glace et de cannelle.

Bon appétit !

Cliquez ci-dessous pour en savoir plus sur la fabrication.
(Désolé, les dialogues sont en portugais).

http://www.cnettv.fr/cuisine/reportages/les-pasteis-de-belem-reportage-10001129.htm







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